Quand la force compense le manque de Foi
- Gisela Da Silva Almeida
- 6 mai
- 2 min de lecture
Mon corps n'en pouvait plus. Mon esprit était sur le point de se briser. Je n'avais plus la force d'être forte. Si je devais utiliser une image très concrète (et désolée si elle ne parlera qu'aux mères !), ce passage ressembla pour beaucoup au moment de l'accouchement où on vous demande de pousser pour expulser votre placenta ! Je me souviens que ce fut pour moi le plus difficile lors de mes trois accouchements (physiologiques); car à cet instant - après avoir poussé longtemps pour le bébé - mon corps ne savait littéralement plus à quoi cela ressemblait de "pousser".
Et bien, j'ai traversé pas mal d'épreuves ces 20 dernières années. Avant aussi, mais je n'avais pas l'impression que je luttais. Or, pendant 20 ans j'ai eu l'impression presque constante d'être dans une lutte et de devoir être la personne forte pour tout tenir. Il y a un an, j'aurais pu poser les armes et ranger le bouclier. Des épreuves étaient encore là car la vie est ainsi faite toutefois, j'étais parvenue à me mettre en sécurité et j'avais un précieux soutien. Le temps de la reconstruction était venu. Mais tout mon être était figé en mode combat, et les instants de détente ou de plaisir représentaient une sorte de "repos du guerrier". Jusqu'à ce que je craque. Mon système nerveux était à bout. Il ne savait plus à quoi cela ressemblait "tenir". J'étais forcée de renoncer et de me laisser traverser. Puis, vint l'écoeurement. Le dégoût vis-à-vis de tout ce qui me demande des e-fforts. Le dégoût du "rôle", de la sur-adaptation, de la représentation. Mon corps me le fait comprendre dès que j'y suis acculée : crise de panique. Je ne peux, désormais, qu'être moi. Là où l'amour est absent pour moi, il me devient impossible désormais d'interpréter, de donner du sens, de m'a-donner.
J'ai compris aujourd'hui que la force venait masquer le désamour. Il fallait aller chercher et composer des ressources pour continuer à faire ce que j'en n'avais point envie de faire.
Mais il y a autre chose encore. Encore plus profonde : la force était venue compenser la perte de confiance envers la Vie, une Foi vacillante. C'est clair que la vie est impossible à porter si on ne compte que sur soi-même. Et non, l'humain ne s'affranchit à jamais tout à fait de ses blessures, peurs, attachements, deuils et complexes. Nos ancêtres en avaient aussi et pourtant, la santé mentale ne s'est jamais trouvée autant en précarité que de nos jours... J'ai l'intime conviction que c'est parce que, en grande partie, ils mettaient les impondérables de leurs vies entre les mains du divin.
"Mon Seigneur bien-aimé, occupe-toi de tout".
Toi qui est fatigué.e d'être fort.e, sens comment cela résonne en toi.
J'ai une Bonne Nouvelle pour toi. Si ton corps ne sait plus comment faire; si ton esprit doute de sa force : le moment est arrivé, non plus d'être fort, mais d'être toi. Et de Le laisser s'occuper de tout.
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🌈🌱 À partir d'aujourd'hui, les accompagnements que je propose n'appartiennent plus au domaine thérapeutique, mais spirituel 🌱🌈.
💝Pour ceuxelles en crise de sens; pour trouver du soutien lors des épreuves; pour commencer à construire une vraie sécurité intérieure 💝.
Gisela ❤️🔥





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