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QUAND L'ÉLAN DE RECOMMENCER CACHE LA PEUR DE RESTER


Avez-vous déjà remarqué votre connection particulière avec une des énergies saisonnières ?


J'ai l'intuition que notre connection à une énergie particulière peut parfois être dénaturée. Cela peut se manifester par la domination que l'énergie en question exerce sur nous. À l'inverse, cela se manifeste également par notre volonté de soumettre, ou faire taire, cette énergie.


Je réalise que longtemps j'ai été dominée par l'énergie de début de printemps (celle du Bélier). Cet élan à tout arrêter pour tout recommencer. Cette pulsion créatrice qui ne finit pas son œuvre. Cette impatience viscérale qui pêche par intolérance à la routine, par résistance à l'œuvre du temps.


J'ai rencontré d'autres personnes comme moi. Des êtres qui, malgré un grand besoin de sécurité intérieure, ont amené de manière constante du changement dans la vie. Il y a le besoin de sécurité et pourtant l'énergie qui domine pousse à balayer, d'un revers de la main, la structure bâtie jusqu'alors. Et, à chaque nouveau départ, il s'agit d'affronter ses peurs, se faire une nouvelle place, nouer de nouvelles relations...avec l'insécurité de l'inconnu en toile de fond.


Je remarque que cet élan à quitter pour tout recommencer, se manifeste justement lorsque "ma place commence à se faire".

J'ai l'intuition qu'il y a une croyance fondamentale derrière ce comportement :

Je ne suis pas légitime/Je suis un.e imposteurice : " Avec le temps, je serai démasqué.e".


J'en entends parfois qui entretiennent la croyance qu'il faut développer sa sécurité intérieure sans dépendre des circonstances. J'ai adhéré à ce postulat jusqu'à ce que je prenne conscience que cette posture usait mon système nerveux. Elle procède du traditionnel clivage : corps/mental et elle suppose de la toute-puissance du mental.


Je crois aujourd'hui encore plus qu'avant à une complète interdépendance.


La sécurité intérieure est nourrie par la sécurité extérieure (et vice-versa). C'est une réalité dont la majorité des personnes en précarité matérielle pourront témoigner.

De la même manière : si vous partez parce qu'à l'intérieur de vous, vous doutez de votre valeur pour occuper une certaine place, "partir" entretiendra votre précarité spirituelle. Voire : structurelle (vous : votre stature, votre squelette, au sein de ce grand système qu'est la Vie).


Alors, "que se passera-t-il si je reste ?"...peut être une question intéressante. Peut-être découvrirait-on succédant à l'énergie du Bélier, celle du Taureau qui nous invite à recevoir et à jouir du travail accompli.

Cela nécessite de s'ancrer dans le moment présent à travers l'écoute de nos émotions et l'expérience que notre corps fait de sa sensualité. Mais cela passe également par l'amour. L'amour de la place où on se trouve. Parce que pour plus imparfaite qu'on la pense, elle est en réalité, toujours, un point de départ.

Et enfin, cela passe aussi par une vraie reconnaissance. De tout le chemin parcouru par nous, et par toutes celles et ceux qui nous ont précédés.


Gisela ❤️‍🔥


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